Comparatif Assurance vie France Luxembourg

Les contrats  vie haut de gamme relevant du droit luxembourgeois présentent des atouts par rapport aux contrats vie français, notamment en terme de gestion financière et de fiscalité. Comparatif vie Luxembourg

comparatif assurance vie france luxembourgPour les contrats d’ vie s’adressant aux épargnants, la fait bonne figure. Peu chargés, ces contrats vie sont relativement performants comme l’illustre les rendements vie 2009 ( voir Rendements fonds en euros ).

Mais dès qu’il s’agit de solutions haut de gamme destinées à une clientèle soucieuse de gérer sa fortune et/ou de transmettre son patrimoine, les contrats vie de droit luxembourgeois constituent de sérieux concurrents aux contrats vie français.

Gestion financière plus fine au Luxembourg

Le Commissariat aux assurances luxembourgeois distingue trois types de contrats vie sur la base des capitaux investis :

-  Contrats vie à moins de 250.000 euros : possibilité d’investir dans un choix important de . Par exemple des monétaires, obligataires, convertibles, des investis en actions, des assortis ou non d’un capital garanti.

-  Contrats vie de 250.000 à 2.500.000 euros : le souscripteur peut investir dans les énumérés ci-dessus. De plus, il a la possibilité de transférer un portefeuille titres cotés, à condition de prendre la précaution de vendre dans un premier temps ses titres, puis de les racheter. Dans ce cas de figure, il loge son portefeuille titres dans l’enveloppe de l’-vie luxembourgeoise. Quitte à donner un mandat de gestion au gérant d’actifs de son choix, implanté en ou ailleurs, qui deviendra la dépositaire du dédié. La réglementation française, elle, n’autorise pas de dissocier le dépositaire du , de la compagnie d’.

-  Contrats vie de p lus de 2.500.000 euros : le souscripteur dispose bien sûr des possibilités détaillées ci-dessous. De plus, il peut intégrer des titres non cotés dans son . ” Au Grand Duché, la philosophie est simple : plus le souscripteur dispose de moyens financiers significatifs, moins il a besoin de protection, analyse Philippe Baillot, directeur de la Privée à la Bred. Cette souplesse peut constituer une opportunité par exemple pour les actionnaires de société dans le cadre d’une opération de rachat par les cadres “. En , pas question d’intégrer des titres non cotés dans un dédié.

Avantages fiscaux pour les non résidents

A ce stade, il convient de distinguer si le souscripteur du vie de droit luxembourgeois réside en ou non. ” Si le souscripteur du vie réside en , un vie de droit luxembourgeois ne lui procure aucun avantage fiscal spécifique, poursuit Philippe Baillot. Comme pour un vie français, il doit acquitter les prélèvements majorés des retenues sociales en cas de rachats ultérieurs, et en cas de décès, le sera soumis à la fiscalité française “. Rappelons que ces ponctions se chiffrent à 25% + 12,1% pour tout rachat effectué avant 4 ans, à 15% + 12,1% pour tout rachat réalisé entre 4 et 8 ans, et à 7,5% + 12,1% pour les rachats opérés après 8 ans.

En revanche, si un contribuable français souscrit un vie de droit luxembourgeois et devient non résident (il paie ses impôts ailleurs qu’en ), il profite à plein des conventions fiscales entre les deux pays, sachant qu’au Grand Duché, il n’existe pas de retenue à la source. Qu’il s’installe par exemple au Maroc ou en Grande- Bretagne, il pourra effectuer des rachats sur son sans avoir à acquitter les prélèvements majorés des retenus sociales. Autre avantage : en tant qu’expatrié, le souscripteur du vie n’a pas besoin de faire figurer l’actif de son dans sa déclaration ISF.

Comparatif vie Luxembourg

de droit français de droit luxembourgeois
Gestion financière impossibilité d’investir dans des titres non cotés dans un dédié possibilité d’investir dans des titres non cotés dans le cadre d’un dédié
Fiscalité taxe de 20% sur les capitaux versés aux héritiers d’un souscrit par contribuable français pas de taxe de 20% sur les capitaux versés aux héritiers d’un souscrit par un non résident

L’idéal est de devenir non résident avant de souscrire. Par exemple en s’installant en Belgique, comme le font nombre d’entrepreneurs soucieux de céder leur affaire, sans supporterles prélèvements sociaux de 12,1% sur la plus-value. En souscrivant un vie de droit luxembourgeois, leurs héritiers échapperont à la taxe de 20% applicable lorsque le capital dépasse 152.500 euros par bénéficiaire . Rien n’oblige d’être expatrié à vie. A condition de passer cinq années hors des frontières, le français incite nos compatriotes à revenir dans l’Hexagone en leur proposant un régime impatrié. Avec à la clé, une exonération d’ ISF pendant cinq ans, sous certaines conditions. L’ vie souscrite au Luxembourg ou dans tout autre pays étranger reste à l’abri de la fameuse taxe de 20% en cas de succession. Un avantage non négligeable.

source: les Echos

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